23.01.2018 : PREMIÈRES ANALYSES CGT HYPERMARCHÉS SUITES AUX ANNONCES DU PDG GROUPE CARREFOUR

 

La Cgt tient tout d’abord à dénoncer la « méthode Bompard » consistant à informer la Presse pour rassurer les actionnaires avant de tenir informer les salariés et leurs représentants syndicaux.

 

Après une première lecture attentive de ce « plan Bompard » qui n’est qu’un plan social déguisé, la CGT alerte l’ensemble des salariés du groupe sur les points suivants, qu’ils soient contenus dans le document de présentation disponible sur le site du Groupe ou volontairement dissimulés :

 

1.2400 suppression de postes (PDV) sur le siège en France (la CGT avait fait une estimation de 1500 suppressions de postes donc très en deçà de l’annonce faite aujourd’hui par le PDG) avec notamment la fermeture du siège de Boulogne.

 

2.Réduction des coûts de 2 milliards d’euros notamment par la politique d’achat/vente et une automatisation accrue des plateformes de préparation de commandes de la supply chain

 

3.Réduction du parc des anciens « DIA » : séparation (par la revente à des repreneurs) de 273 magasins et si pas de repreneurs fermeture.

 

4.Cession de 500 millions d’euros d’actifs immobiliers dits « non stratégiques ».

 

5.Réduction des surfaces hypermarchés de 100 000m2 notamment par la recherche de « partenariat » et d’adaptation de l’offre non alimentaire lorsqu’elle n’est pas « pertinente ».

 

6.Développement du e-commerce et du drive.

 

7.Passage d’hypermarchés à la location gérance lorsque ceci est « strictement nécessaire »

 

8.Génération de «free cash flow » par la gestion active de son besoin en fonds de roulement et maintien de la politique de versement de dividendes aux actionnaires avec un taux de distribution compris entre 45 et 50% du résultats nets ajusté !

 

 

La CGT prend acte de ce communiqué du nouveau PDG. Elle y entrevoit la justification de l’inquiétude et de la colère des salariés du groupe qui s’est traduit dès le mois de juin par un appel à la mobilisation contre ce que la CGT pressentait déjà être un véritable massacre social !

 

Les actions menées avec la CGT devant le siège social dès le 7 décembre ainsi que les actions conduites les 22 et 23 décembre dernier par les salariés ne sont que les amorces devant permettre d’opposer un rapport de force croissant à ce plan massif de suppressions de poste destiné uniquement à dégager encore plus de dividendes et de « free cash-flow » (c’est-à-dire de liquidités disponibles) à l’attention des gros actionnaires.

 

En effet si le chiffre des 2400 suppressions de postes dans les sièges a été beaucoup mis en avant dans les médias, la CGT continue de dénoncer une bérézina sociale non-dite avec plusieurs milliers de postes supprimés dans un proche avenir :

 

9.Suppressions des 2400 postes dans les sièges !

 

10.Suppression en cours de prêt de 1000 postes dans les stations-services et les « Pool Administratif Magasin » !

 

11.Prêt de 800 premiers postes supprimés sur l’entité « hypermarchés » dès début 2018 par le biais de la location gérance !

 

12.Environ 1400 nouveaux postes sortis du groupe par la cession ou la fermeture des anciens DIA !

 

13.Des menaces sur des centaines de postes EPCS notamment par la réduction des surfaces non alimentaires (100 000m2 potentiellement ré alloués à des enseignes spécialisées ?)

 

14.Des menaces sur des centaines de postes dans la supply chain par la réduction des coûts de 2 milliards d’euros et le développement de l’automatisation des plateformes de préparation de commandes !

 

15.Sans compter le plan de « départs volontaires » ayant récemment eu lieu dans la « Banque carrefour avec 250 postes de supprimés !

 

 

La CGT va réunir dans les tous prochains jours les conditions nécessaires à la mise en œuvre d’une forte mobilisation indispensable des salariés pour faire face à ce massacre de l’emploi et de cette « sous-traitance » salariale qui ne fait que commencer !

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