Droit d'alerte emploi chez carrefour


DROIT D'ALERTE EMPLOI

Peut-être en avec vous entendu parler ?

il semblerait que le chiffre d’affaire des hypermarchés soient « difficile» ces derniers temps… selon une confidence attristée de la Direction…

Trêve de plaisanterie, les salariés auraient tant à dire sur les raisons de cette baisse du chiffre d’affaire dont se lamente chaque jour notre direction jusqu’aux plus hautes instances de la pyramide, que nous pourrions écrire des pages et des pages rien qu’à les énumérer!

Sans être « économistes » nous avons déjà le vague sentiment déjà expérimenté que ce sont encore les salariés et l’emploi qui vont faire les frais de cette mauvaise passade financière…

Notre PDG (actuellement « sur le départ » parait-il ?) a déclaré mi-mars dans la presse : « NOUS AVONS PERDU LA BATAILLE DU NON ALIMENTAIRE » constatant ainsi la prépondérance grandissante d’internet dans les modes de consommation au détriment des achats non-alimentaire en hypermarchés.

Aussitôt la CGT, minoritaire au sein des hypermarchés Carrefour, a décidé qu’il n’était pas question de rester sans réagir après ces propos et ces rumeurs lancinantes sur la « santé économique » des hypermarchés et des secteurs non alimentaires en particulier! Nous avons donc mis en place les stratégies nécessaires pour que la Direction et ses interlocuteurs syndicaux majoritaires se décident enfin à nous donner quelques éléments de visibilité sur le sort social qui nous sera réservé !

La CGT a donc, dès l’annonce de Georges Plassat, PDG du Groupe Carrefour, pris les PREMIÈRES mesures suivantes :

  1. Saisie de la Direction par courrier RAR le 30 mars avec des questions précises sur le devenir du secteur EPCS

  2. Adressé mi-avril un 1er courrier sur nos inquiétudes à la direction de l'entreprise et à la secrétaire FO du Comité Central d’Entreprise pour que soient délivrées aux membres du CCE des explications consécutives aux déclarations de notre PDG.

  3. Construit dans la foulée une Motion présentée et lue par les membres CGT lors du dernier CCE du 20 avril avec demande d’annexion au Procès-verbal.Nos démarches à ce stade n’ont semble-t-il pas été totalement vaine puisque FO s’est également fendu d’une déclaration lors du dernier CCE menaçant à son tour…. De la mise en place d’un droit d’alerte… dont acte.

  4. Envoyé un second courrier RAR fin avril directement à la secrétaire du CCE ainsi qu’à la direction pour que soit mis officiellement à l’ordre du jour du prochain CCE des demandes d’explication pouvant légalement précéder la mise en place d’un droit d’alerte (courrier adressé en copie à la Direccte -inspection du travail- de Massy)

  5. Envoyé enfin un courriel pour une prise de rdv à la DIRECCTE de Massy (inspection du travail du siège social de l’Entreprise) pour évoquer un délit d’entrave en matière d’information et de consultation du CCE (sur les projets Drive, station essence, librairie, sécurité et Epcs) et sur le manque de visibilité en matière d’impact social des projets initiés par l’entreprise notamment par le biais de l’introduction de nouvelles technologies

PAR AILLEURS UN PLAN DE RESTRUCTURATION DANS LES SERVICES DE SÉCURITÉ A ÉTÉ PRÉSENTÉ AU COMITÉ CENTRAL D’ENTREPRISE AINSI QU’UN PROJET VISANT A EXTERNALISER LA PRÉPARATION DE COMMANDES DES DRIVES…

Affaire à suivre donc…

La CGT reste mobilisée pour informer les salariés de ce qui se trame en matière d’emploi

La CGT vous tiendra également informé très vite de la reprise annoncée d’une négociation sur les ouvertures des hypermarchés TOUS LES DIMANCHES !